13 07 2026

Programme des animations estivales 2026

L’association culturelle propose une série de quatre mini-conférences et quatre siestes littéraires sur des thèmes en lien avec l’abbaye, son histoire et la collection Brache-Bonnefoi.

Les jeudis et dimanches à 16h, du 16 juillet au 9 août. Accès libre

De courtes conférences pour approfondir ou découvrir l’un des aspects de l’abbaye, de son histoire et de sa collection, et ce qu’elles inspirent. Abbatiale ou salle capitulaire.

16 juillet Runes, le langage secret des Vikings,par Svante Svahnström

Après la calligraphie arabe abordée l’été 2025, cette conférence se penche sur les écritures nordiques : les Runes, l’alphabet Viking, 2000 ans de lettres et de magie.

23 juillet Gabritschevsky, un pont entre les sciences et l’art pictural, par Jean-François Arnal

Après une carrière prometteuse en biologie, le peintre est interné dans un hôpital psychiatrique où il produira une œuvre picturale exceptionnelle, d’une singularité totale.

30 juillet Le noir au Moyen Âge, par Emmanuel Moureau

Le noir au Moyen Âge est une couleur incontournable, symbole des enfers, des ténèbres, du corbeau mais aussi synonyme de modernité et d’élégance…

6 août Objets mathématiques dans la peinture abstraite, par Brigitte Quilhot-Gesseaume
Rompant avec la figuration, des peintres tels Kandinsky, Mondrian ou Malevitch explorent des voies nouvelles comme les offrent les mathématiques – géométrie, théorie des ensembles, équations…

Lectures sur le thème du dialogue entre arts et littérature. Installez-vous confortablement dans
un transat et laissez-vous porter par la voix de nos lecteurs dans la douce ambiance du parc paysager ou la fraîcheur de la salle capitulaire…

19 juillet Noir. Histoire d’une couleurde Michel Pastoureau (Le Seuil, 2008).Une leçon d’histoire des couleurs et des symboles du grand médiéviste. Morceaux choisis lus par Jean Cazal, précédés de quelques propos sur l’outrenoir de Pierre Soulages.

26 juillet Cendres et braises. Un autoportrait en noir sur blanc de Geneviève Bonnefoi.

Témoignage et lecture d’extraits par le romancier et dramaturge montalbanais François-Henri Soulié.

2 août L’instant précis où Monet entre dans l’atelier de Jean-Philippe Toussaint (Minuit, 2022).

Tandis qu’au loin résonne le fracas de la guerre, le vieux peintre poursuit son rêve de nymphéas. Morceaux choisis, lus par Geneviève André-Acquier.

9 août Un peu d’être,de Cédric Le Penven (Unes, 2025).
Une exploration de la création poétique. Conversation et poèmes lus par l’auteur.

25 06 2026

Exposition Lee Bae, En attendant du 25 juin au 30 septembre 2026

Le Centre des monuments nationaux, en partenariat avec la galerie Perrotin, a invité l’artiste sud-coréen Lee Bae à investir l’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue.

Intitulée En attendant, cette exposition propose un dialogue sensible et un espace de contemplation entre vingt-trois œuvres de l’artiste et l’architecture cistercienne, œuvres graphiques, installations, sculptures. Lee Bae « consacre depuis près de trente ans sa pratique artistique à l’exploration du charbon de bois, médium auquel il confère une dimension à la fois expressive et spirituelle. À travers ce matériau, il renouvelle l’héritage de la peinture coréenne en développant un langage abstrait riche en énergie et en profondeur. Le charbon, porteur des notions de respiration, de circulation et de transformation, traduit dans son œuvre les dualités de vie et mort, présence et absence, lumière et ombre, forme et vide ».

Pour en savoir plus : https://www.beaulieu-en-rouergue.fr/agenda/lee-bae-en-attendant

Vues de l’exposition de Lee Bae ‘En attendant’ à l’Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue, Ginals, France, 2026
© Tanguy Beurdeley / Courtesy of the artist, Centre des monuments nationaux and Perrotin
02 09 2025

Presse nationale : « L’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue, dans le Tarn-et-Garonne, un écrin pour l’art contemporain », Le Monde

Tel est le titre du sixième article qui clôt la série estivale « Drôles d’endroits pour une expo ». L’historien, critique d’art et chroniqueur au Monde, Philippe Dagen, « … est parti à la découverte de [l’un des] six centres d’art installés dans des lieux insolites. Aujourd’hui, un magnifique édifice cistercien sauvé de la destruction par Geneviève Bonnefoi et Pierre Brache ».

L’article relate l’histoire de l’abbaye et de son évolution architecturale, de sa fondation au XII e siècle jusqu’au XIX e siècle où elle subit les choix de Viollet-le-Duc qui la condamnent dès lors à une vocation agricole. Mais découvrant la région, Geneviève Bonnefoi et son époux Pierre Brache, collectionneurs parisiens, tombent amoureux de cette presque ruine et l’achètent au prix fort d’une sculpture de Brancusi dont ils se défont. Nous sommes en 1959 et c’est en 1970 que l’abbaye ouvre ses portes au grand public en devenant un lieu entièrement dévolu à la présentation d’artistes contemporains lors d’expositions. Et Philippe Dagen de parachever ce « portrait » par un bel éloge : [Geneviève Bonnefoi] « a fait de l’abbaye l’un des plus beaux centres d’art de France par la sobriété et les proportions de son architecture gothique et celui où se voit le mieux l’histoire d’un art des décennies 1950 à 1970 ».

Aujourd’hui l’abbaye, léguée par Geneviève Bonnefoi au Centre des monuments nationaux en 2018, peu avant son décès, magistralement rénovée, allie patrimoine, art des jardins et art moderne dans une union aussi exceptionnelle qu’émouvante. Elle est toujours un haut lieu d’animations culturelles : expositions d’art moderne et contemporain, concerts, conférences…

Le Monde, édition papier du dimanche 31 août-lundi 1 er septembre 2025, n°25090
Le Monde, édition numérique, publié le 23 août 2025 : https://www.lemonde.fr/series-d-
ete/article/2025/08/23/l-abbaye-de-beaulieu-en-rouergue-dans-le-tarn-et-garonne-un-ecrin-pour-l-
art-contemporain_6634057_3451060.html