Association

L’association culturelle de l’abbaye de Beaulieu agit comme une association d’amis. Elle accompagne le Centre des Monuments Nationaux (CMN) dans la valorisation du monument, la mise en valeur de la collection et la promotion d’activités qui contribuent à leur rayonnement. En effet, à la suite de la disparition de Geneviève Bonnefoi en février 2018, le Centre des Monuments Nationaux est devenu le seul propriétaire et gestionnaire du monument et de la collection. Il a entrepris l’aménagement d’un musée présentant la colllection Bonnefoi-Brache.

L’association a toutefois un historique particulier. En effet, elle a été créée en 1972 par Geneviève Bonnefoi. Celle-ci, avec son mari Pierre Brache, a restauré l’abbaye de Beaulieu acquise en 1960 et constitué une collection de peintures des années 1950-1960 principalement. En 1974, le couple Bonnefoi-Brache a donné l’abbaye et ses collections à la Caisse Nationale des Monuments et des Sites devenu le Centre des Monuments Nationaux (CMN) avec droit d’usufruit partiel. De 1972 à 2019, sous la présidence de Geneviève Bonnefoi, puis des responsables qui lui ont succédé, l’association a organisé de nombreuses expositions thématiques ou monographiques accompagnées de catalogues. Ces réalisations lui confèrent un capital spécifique. Désormais la mission principale de l’association est désormais de d’accompagner le CMN dans la valorisation du monument, la mise en valeur de la collection et de proposer des activités qui contribuent à leur rayonnement.

L’abbaye de Beaulieu va prochainement voir se réaliser le rêve de Geneviève Bonnefoi et de Pierre Brache, l’ouverture d’un musée présentant la collection d’œuvres d’art qu’ils ont rassemblée avec passion. Le Centre des Monuments Nationaux a d’ailleurs décidé de conduire ce projet à son terme en l’inscrivant dans les priorités du plan de relance du ministère de la Culture. Cette réalisation va ouvrir à l’abbaye de Beaulieu un nouvel avenir qui donnera tout son prix à l’aventure visionnaire de Geneviève et de Pierre.

Nous souhaitons nous engager pour accompagner ce projet, contribuer à son rayonnement et favoriser son appropriation par tous les publics, dans un partenariat de confiance avec le CMN.

L’abbaye de Beaulieu est constituée de plusieurs composantes qu’il est rare de voir ainsi réunies : un site naturel préservé formant un écrin unique au monument, un patrimoine historique et architectural cistercien de premier ordre, prochainement un jardin de roses remarquable et, bien entendu, une collection d’art moderne prestigieuse. Cette collection couvre une période de grande créativité de l’art français, 1945-1970, « les Années Fertiles », selon Geneviève Bonnefoi. Laissée dans l’ombre quelque temps, cette période artistique revient sur le devant de la scène, ce qui offre de belles perspectives au projet de musée.

L’association culturelle, créée en 1972, peut s’honorer d’une histoire de 50 ans et d’une grande richesse de réalisations, en particulier une succession d’expositions accompagnées de catalogues et la mise en valeur des artistes qui ont trouvé dans la région un contexte favorable de création.

C’est la totalité de cet ensemble que nous souhaitons servir et valoriser, tout ce qui constitue Beaulieu, toute l’histoire de l’association. Il ne s’agit pas de faire table rase mais de donner une nouvelle dynamique à l’association en tirant partie de ses acquis et en profitant des investissements nouveaux pour lui donner un nouvel élan.

Chacun d’entre nous est très attaché à l’abbaye de Beaulieu, chacun y a son histoire, chacun a ses propres compétences qu’il désire lier à celles des autres au sein d’une équipe soudée dans un même objectif : celui de la valorisation de Beaulieu. Nous souhaitons travailler de façon ouverte. Pour ce faire, le conseil pourra progressivement accueillir de nouvelles participations. En outre, nous ne pensons pas que l’engagement personnel doive se limiter aux seuls membres du conseil d’administration. Notre équipe associera les adhérents, d’aujourd’hui et de demain, qui voudront participer à cette grande aventure. Dans ce but, les moyens de communication qu’il faudra rapidement mettre à disposition des membres devront permettre des échanges d’information efficaces.

Dans l’attente de vous exposer nos projets et motivations lors de l’assemblée générale extraordinaire, nous nous tenons à la disposition de tous afin de recueillir suggestions, remarques et questions.

Conseil d’administration, les candidats élus

Geneviève André-Acquier

Mon parcours professionnel

Professeur certifié et docteur ès lettres (Paris IV-Sorbonne), j’ai consacré toute ma carrière professionnelle à l’enseignement en collège quelques années, principalement en lycée (Lectoure, Moissac, Montauban), mais aussi au niveau universitaire (École de Commerce de Montauban, Institut Catholique de Toulouse, Université de Toulouse Le Mirail à Albi). J’ai toujours conçu cet enseignement de la langue française et de la littérature en rapport avec les autres moyens d’expression de la pensée (théâtre, cinéma, peinture…). D’où le besoin ressenti d’engager des recherches en littérature en relation avec le pouvoir particulier des langues et des écritures (influence de la Chine sur la poésie de langue française : Michaux, Segalen…), mais aussi, dans la sphère de langue d’Oc (Joë Bousquet, René Nelli, Joseph Delteil, Olympe de Gouges…). Sur ces sujets j’ai été amenée à publier en participant à divers colloques.

Mes activités dans le domaine des arts

Je suis engagée dans plusieurs associations ou compagnies montalbanaises. Je citerai d’abord l’association Confluences dont j’ai beaucoup profité au plan professionnel et qui depuis trente ans, outre son festival Lettres d’Automne, propose tout au long de l’année des rencontres avec des écrivains et artistes, des lectures en scène, spectacles, expositions, ateliers.

Appelée à entrer dans l’Académie de Montauban j’en suis actuellement membre titulaire après en avoir été la présidente. Mais mon activité la plus prenante se concentre sur les Éditions Réciproques créées en 2000 qui publient des ouvrages texte/image dans l’esprit du livre d’artiste, où l’on trouve, entre autres, Henri Michaux, Xavier Krebs, Geneviève Bonnefoi, Jean Suzanne…

Beaulieu et moi

J’ai découvert Beaulieu à la fin des années soixante-dix par intérêt pour l’art et les expositions qui s’y tenaient. Je méditais déjà d’orienter ma recherche universitaire sur l’œuvre poétique de Michaux. Mais c’est à Beaulieu que j’ai pris la mesure de son activité de peintre, ce qui m’a permis de préciser mon sujet de thèse « Henri Michaux et l’Orient ».
Geneviève Bonnefoi m’a ouvert généreusement toutes ses archives.

Je suis devenue membre de l’association et, au décès de Dominique Roy, secrétaire générale en charge du bilan moral annuel, de courriers avec l’institution, de soutien moral dans les temps difficiles… Un lien étroit s’est établi entre Geneviève et moi, intellectuel et affectueux, au point qu’elle m’a désignée son exécutrice testamentaire. A son départ pour Paris en 2010 – qui s’est avéré définitif – je l’ai remplacée à la présidence de l’association, puis présidente élue jusqu’à janvier 2015. Quelques expositions réalisées dans cet espace de temps : Un souffle venu d’Asie, Jephan de Villiers, Supports/Surfaces… et après, Françoise Berthelot, Traits… très noirs.

Bernard Bachelier

Mon parcours professionnel

Ingénieur agronome j’ai consacré ma carrière à la recherche agronomique pour les pays chauds et au développement durable, notamment en tant que directeur général du Centre de Coopération Internationale de Recherche Agronomique pour de Développement (Cirad), conseiller des ministres de la Recherche Claudie Haigneré, et François d’Aubert et directeur de la Fondation pour l’Agriculture et le Ruralité dans le Monde (FARM).

J’ai eu l’honneur d’avoir été nommé chevalier du Mérite, du Mérite agricole et de la Légion d’honneur.

Mes activités dans le domaine des arts

Depuis toujours, je me suis intéressé à la création plastique et je collectionne la peinture abstraite et la céramique contemporaine.

J’ai été rédacteur à la Revue de la Céramique et du Verre pendant six ans. En 2013, j’ai créé le Club des Collectionneurs de Céramique Contemporaine dont j’assure la présidence. J’ai organisé différentes expositions dans la région parisienne, à Villefranche-de-Rouergue et à domicile.

Par ailleurs, j’ai participé à la rédaction de catalogues et publié des ouvrages de présentation de ma collection.

Beaulieu et moi

J’ai la conviction que Beaulieu possède une collection exceptionnelle de référence, sur une de mes périodes de prédilection, au sein d’un patrimoine architectural historique et un site préservé. J’ai toujours fréquenté les expositions de Beaulieu avec passion.

Je souhaite contribuer à la mise en valeur et au rayonnement de ce patrimoine vers tous les publics. Je suis prêt à mettre mon expérience de l’animation des organisations et des relations entre les institutions publiques et les acteurs privés ainsi que ma connaissance du monde de l’art et mon attachement à la mise en perspective historique, au
service de cette aventure.

Il me semble que le projet d’aménagement de Beaulieu mérite une grande ambition et une vision ouverte, généreuse et prospective. L’Association culturelle de l’abbaye de Beaulieu possède des acquis qui lui donnent les moyens d’être acteur de cette ambition. Elle peut être un pôle de référence et un partenaire des dynamiques locales et territoriales.

Mireille Courdeau

Mon parcours professionnel

Après des études générales à Marseille (licence de mathématiques, assortie plus tard d’un Master de gestion d’entreprise et d’un diplôme de juriste spécialité contrats de la culture), je souhaitais rejoindre l’école des Beaux-arts, section Architecture, élève du Conservatoire sous la direction du pianiste Pierre Barbizet, je décidais de me consacrer à une carrière artistique.

Prix de la SACEM en 1974 pour une composition de musique électro-acoustique, je rencontre au GRM (futur INA) Pierre Schaeffer, Guy Reibel, Bernard Parmegiani, Marcel Frémiot et bien d’autres artistes musiciens, plasticiens.

A Marseille Gaston Defferre soutient les mouvements d’éducation populaire. Dans les 111 quartiers de la ville une vie culturelle atypique, intense s’organise. Sous son patronage, Pierre Barbizet, Robert Verheuge et moi-même créons les Écoles de Musique Décentralisées, qui prendront plus tard l’appellation « Cité de la Musique ». J’en assure la direction (administrative, pédagogique, artistique) jusqu’en 1996. Ainsi débute un parcours professionnel « d’architecte de projet culturel » mêlant enseignement, direction artistique de festivals, d’équipements culturels, conseil et accompagnement en politiques culturelles.

Mes activités dans le domaine des arts

Musicienne classique de formation (piano et plus tardivement violoncelle), compositions en musique concrète et électroacoustique, rencontre « fondatrice » avec les artistes des courants « Perspectives » et « Abstraction création » à Aix en Provence animés par le mosaïste Michel Schmidt-Chevalier et le peintre Jacques Mandelbrojt. Actuellement : secrétaire générale de l’Académie de Montauban.

Conférences et publications (2012 – 2015) : « Émergence et accompagnements des projets culturels de territoire : de l’impact à l’empreinte », « Une rencontre avec la Dame à la Licorne, tapisseries du XVe siècle », « Les associations culturelles du spectacle vivant », « Art et science : complicités, cheminements et perspectives », « La confrérie des musiciens aveugles de Sarrant ».

Beaulieu et moi

Première découverte en 1981 : des vibrations proches de celles reçues lors de ma visite de l’Abbaye du Thoronet et relecture alors des Pierres sauvages de Fernand Pouillon… Visites régulières des expositions.

Alors directrice de l’ADDA j’ai organisé de manifestations musicales et chorégraphiques dans l’Abbaye et le jardin, lors des journées du patrimoine en collaboration avec Jean-Pierre COLLE. Pour mémoire : ensemble Organum, direction Marcel Pérès s’est produit en 2006 à Beaulieu, « Occo Codex – Polyphonies franco-Flamandes fin XVe siècle – début XVIe siècle ». Plus récemment, dans le cadre du dispositif local d’accompagnement, DLA, j’ai conseillé les responsables de l’association culturelle de l’Abbaye de Beaulieu dans leurs rapports avec le Centre des Monuments Nationaux.

Aujourd’hui, au sein de l’association je propose, avec beaucoup d’humilité et en concertation avec les membres du conseil d’administration, de mettre à disposition : mes connaissances de la vie culturelle du département, mon expérience professionnelle en développement et accompagnement de projets culturels, mes compétences en matière de gouvernance associative.

Je souhaite apporter ma « pierre à l’édifice » pour la mise en valeur de l’exceptionnelle collection d’art moderne léguée par Geneviève Bonnefoi et Pierre Brache. J’attache une grande importance aux actions de médiation culturelle vers le « non-public ».

L’association culturelle de l’abbaye de Beaulieu trouve sa place avec et aux côtés de l’État, dans un partenariat aujourd’hui serein, pour la construction d’un projet d’envergure nationale au service d’un territoire rural. Un beau challenge !

Jean Coutancier

Mon parcours professionnel

Expert-comptable de formation, j’ai exercé durant ma carrière les missions de commissariat aux comptes, d’expertise comptable, de conseil aux entreprises et d’audit financier dans différents cabinets situés en région parisienne.

Mes engagements

Actuellement retraité, je suis conseiller municipal de la commune de Ginals, adjoint au maire.

Je participe aux commissions « urbanisme » et « développement économique » de la communauté de communes Quercy Rouergue Georges de l’Aveyron (QRGA).

Par ailleurs, je suis membre du comité de coordination et membre du conseil d’administration de la Société Coopérative d’Intérêt Collectif Midi « Quercy Energies citoyennes » qui étudie et implante des installations photovoltaïques de petite puissance sur les toits de bâtiments publics ou privés.

Beaulieu et moi

Pourquoi Ginals ?
Une racine de mon arbre généalogique est plantée au mas de Rouby à Ginals depuis 1840 dans une maison qui est restée jusqu’à aujourd’hui la maison familiale de vacances, me permettant une présence stable, même si épisodique, dans la région.

Pourquoi Beaulieu ?
Parce que la beauté et la sérénité du site ; parce que l’architecture cistercienne ; parce que les expositions qui se sont succédé jusqu’à ce jour.

Pourquoi, demain, l’association culturelle ?
Résident à deux pas du monument, je suis membre de l’association culturelle de l’abbaye de Beaulieu depuis de nombreuses années. Conseiller municipal et ex-professionnel comptable et financier, ces dernières années, j’ai apporté mon aide au CA et à Myriam Launay pour la constitution des rapports financiers annuels. Aujourd’hui, je souhaiterais aider à assurer un fonctionnement administratif fluide de l’association.

Jeanne Fouchet-Nahas

Mon parcours professionnel

Journaliste pour le magazine Connaissance des Arts, j’ai été successivement rédactrice en chef adjointe de numéros spéciaux dédiés à la photographie, puis responsable éditoriale de nombreux hors-série dont, parmi les plus récents, Cindy Sherman, Christian Boltanski, Joan Mirò, Alberto Giacometti…

Je poursuis actuellement ma collaboration avec le magazine par des articles pour le mensuel. Titulaire d’un DEA en littérature comparée et diplômée du CFPJ, j’ai par ailleurs été intervenante professionnelle à l’université Panthéon-Sorbonne dans le cadre du master 2 « Sciences et Techniques de l’exposition ».

Mes activités dans le domaine des arts

Très investie, de par mon parcours professionnel, dans le domaine de l’art moderne et contemporain et de la photographie, j’ai organisé des expositions parmi lesquelles « Photographier les jardins de Monet. Cinq regards contemporains » au musée des impressionnismes de Giverny ou encore « Isabelle Huppert. La femme aux portraits », présentée dans différents lieux en France et à l’étranger. J’ai également contribué à plusieurs publications dont la plus récente a pour titre « Bernard Plossu. Couleurs Fresson », (éditions Textuel, 2020).

Ma deuxième passion étant la littérature, j’ai rejoint l’an dernier l’équipe de Festilitt, le festival littéraire de Parisot (82), en qualité de co-présidente. Mon objectif est de (re)donner le goût de la lecture en créant des passerelles entre les mots, les images et la musique. Nous préparons une exposition de photographies des seize femmes lauréates du prix Nobel de littérature, prévue à l’automne prochain.

Beaulieu et moi

J’ai découvert l’abbaye de Beaulieu au milieu des années 1980. La beauté du site et sa vitalité artistique ont fait naître en moi le désir d’y revenir chaque été. Depuis 2015, je réside dans un hameau à proximité de Beaulieu.

J’ai toujours considéré mon métier comme celui d’un passeur entre les artistes et le public. C’est dans cet esprit que s’inscrit mon engagement dans l’Association culturelle de Beaulieu. Je souhaite vivement participer au rayonnement de l’abbaye et du futur musée en faisant partager, au sein du conseil d’administration, mes compétences éditoriales et curatoriales.

Anne Jauretche

Mon parcours professionnel

Dans la Finance et plus précisément les Fusions-Acquisitions, puis la gestion de carrières au sein de la Banque de Financement et d’Investissement, chez BNP-Paribas. Un métier mondial qui m’a permis de connaître nombre de pays et de côtoyer des cultures diverses et différentes, européennes, asiatiques et américaines.

Mais aussi, une interruption de « jeune mère de famille » de plusieurs années, alors que je vivais en Espagne, que j’ai notamment mise à profit pour me documenter plus à fond sur l’Art Moderne avec un « excellent professeur », Jean Rédoulès, mon oncle, artiste, qui m’a fait découvrir nombre de peintres en éclusant musées, expositions et galeries lors de ses longs passages à Madrid.

Mes activités dans le domaine des arts

Retraitée en 2013, j’ai depuis lors différentes activités bénévoles dans le monde associatif, notamment pour Aide au Retour à l’Emploi, et dans l’assistance pour la mise en place d’outils RH dans des associations comme Entrepreneurs du Monde.

Depuis 2015, dans le cadre d’une autre association, j’organise des visites-conférences à l’occasion d’expositions temporaires (Centre Pompidou, Grand Palais, Musée des Arts Déco, MAM, etc.) ou encore autour de sites, monuments ou sujets historiques (Hôtel de Lauzun, Basilique Saint Denis, Montmartre, etc.) et des voyages culturels (Madrid, Barcelone, Vienne, Gand/Bruges, etc.).

A Saint-Michel de Cours, sur le Causse du Quercy, mon mari et moi avons créé un lieu à double vocation :

  • La conservation des oeuvres de Jean Rédoulès ;
  • La présentation d’expositions temporaires, une fois par an depuis 2017, d’œuvres d’artistes locaux (peintures abstraites, céramiques, sculptures, etc.).

Beaulieu et moi

J’ai eu la chance, au travers de mon oncle Jean Rédoulès, de connaître Bissière et Louttre et d’être initiée, entre autres, à la Nouvelle École de Paris.

Ardent « accompagnateur » de l’Abbaye de Beaulieu il m’a également permis de connaître l’Abbaye de Beaulieu et de côtoyer Geneviève Bonnefoi, notamment lors des expositions qu’il a réalisées à plusieurs reprises dans ce lieu magnifique pour lequel il avait un attachement très fort qu’il a su me transmettre.

Beaulieu lui a rendu un superbe hommage avec une rétrospective de son œuvre en octobre 2018, exposition que j’ai aidé à monter avec Rodrigo et Benoît Grécourt.

Cette expérience a achevé de conforter mon attachement à ce lieu et m’a donné une profonde envie de contribuer à son développement et à son rayonnement territorial.

Constance Krebs-Boutet

Mon parcours professionnel

Après des études de Lettres à la Sorbonne j’ai occupé différents postes dans l’édition imprimée et numérique avant de devenir, en 2009, directrice éditoriale du site André Breton. Le site est administré et financé par l’Association Atelier André Breton que préside Aube Elléouët, fille de l’écrivain.

Outre l’archivage et la mise en valeur des objets de la collection de l’artiste, mon rôle consiste à imaginer et coordonner une politique d’édition et de conservation, à animer le conseil scientifique, ainsi que des partenariats ponctuels ou durables vers des musées, des bibliothèques, des maisons d’édition.

Le site André Breton, www.andrebreton.fr, est d’intérêt artistique : livres, manuscrits, lettres, photos, tableaux, gravures, dessins, archives et objets surréalistes, objets tribaux, y sont recensés.

J’y présente des expositions en partenariat avec le musée de Cahors Henri-Martin, la fondation Giacometti ; et y partage des ressources avec des partenaires pérennes : les galeries AJP Meyer et 1900-2000, le LaM de Valenciennes, la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet ou le Centre Pompidou.

Mes activités dans le domaine des arts

Ma vie familiale me porte à mettre en valeur l’œuvre de mon père, le peintre Xavier Krebs. A ce titre, j’ai édité un carnet d’aquarelles lors de l’exposition organisée par Laurent Guillaut au Musée de Cahors Henri-Martin. Grâce à Antoine Lucas et Patrick Monéger, une exposition de céramiques a lieu au musée de la Faïence de Quimper (2020-2021). Enfin, la Ville de Quimperlé, ville natale de mon père, présentera une exposition cet été.

Intitulée « Xavier Krebs, Cheminements » cette exposition sera présentée en trois endroits de la ville de Quimperlé du 29 mai au 10 octobre 2021. Je coordonne l’édition du catalogue (à paraître le 28 mai 2021) en collaboration avec l’historienne de l’art Fanny Drugeon, commissaire de l’exposition.

Beaulieu et moi

Lorsque nous allions à Beaulieu, l’été, Geneviève Bonnefoi nous recevait dans sa cuisine ou son bureau du moment, parmi les bonzaïs ou les livres en cours, les tableaux toujours. Sa passion était communicative, vibrante. Sans doute cette passion a-t-elle déterminé mon métier.

Ma vie professionnelle est entièrement tournée vers la mise en valeur d’œuvres d’art sur des supports numériques, visibles toute l’année, dans le monde entier.

L’association culturelle de Beaulieu va exposer les artistes de la collection Brache-Bonnefoi en Rouergue, qu’ils soient de la région ou d’ailleurs. L’aide que je propose consiste à apporter mon conseil sur tout ce que vous jugerez utile à l’association en fonction de mon domaine de compétences (indexation numérique des archives, partenariats, conduite d’assemblée générale).

Emmanuel Moureau

Mon parcours professionnel

Docteur en histoire de l’art médiéval, j’ai commencé ma carrière au sein des archives départementales de Tarn-et-Garonne, en charge des fonds privés et des archives anciennes. En parallèle, j’ai été nommé conservateur des antiquités et des objets d’art pour le département. Je veille ainsi sur les objets mobiliers, publics ou privés, protégés au titre des Monuments Historiques et j’accompagne leurs propriétaires dans leurs projets de restauration et de mise en valeur.

Actuellement, je suis conservateur de l’abbaye de Moissac et chef du service patrimoine. J’enseigne également à l’université de Toulouse-Jean Jaurès en tant que chargé de cours en histoire de l’art.

Mes activités dans le domaine des arts

De par mes fonctions, je travaille au quotidien sur les objets d’art, de l’antiquité à nos jours. Chercheur passionné, je suis amené à me plonger dans l’histoire de ces artefacts, à rechercher leurs origines et leurs créateurs. Remettre un nom sur un peintre ou un sculpteur, sur l’effort financier d’une communauté pour la réalisation d’un retable est pour moi une grande satisfaction, que j’aime partager grâce à une publication. J’ai des goûts éclectiques en matière d’art : Dürer, l’orfèvrerie médiévale et moderne, la céramique japonaise, Henri Rivière, Foujita, Derain ou Manessier, mais également les peintres de l’école montalbanaise. Je suis également membre actif de la société archéologique et historique de Tarn-et-Garonne et de la Société archéologique du Midi de la France.

Beaulieu et moi

Ma rencontre avec Beaulieu remonte à l’enfance. Mes parents nous amenaient en famille découvrir l’abbaye et les expositions estivales. Plus tard, dans l’exercice de mes fonctions, j’ai eu la chance de rencontrer Geneviève Bonnefoi dans son domaine.

A mon tour, j’ai à cœur de faire connaître à mes enfants ce lieu enchanteur tout en les initiant à l’art contemporain.

En parallèle, je suis également membre du comité scientifique du projet muséographique. Je travaille sur l’histoire de l’abbaye depuis ses origines, en essayant de comprendre par qui et dans quelles circonstances le monastère a été fondé et en retraçant les moments clés de la vie à la fois de la communauté et des bâtiments. Mon engagement dans l’association des amis de Beaulieu est à la fois un héritage de ce choc dans l’enfance face à ce site et ce désir de faire
partager aujourd’hui des connaissances sur son histoire et son architecture. Je souhaite être une sorte de correspondant historique et patrimonial au sein du conseil d’administration.

Arnaud Parent

Mon parcours professionnel

Metteur en scène au sein d’une troupe et d’un théâtre que j’ai contribué à fonder il y a plus de vingt ans : le Théâtre des Minuits, je suis particulièrement attaché au travail coopératif qu’implique la pratique de cet art collectif qu’est le théâtre. A ce lieu essentiel – c’est si rare dans nos sociétés contemporaines – où les mondes
se croisent.

Notre théâtre, nous l’avons créé dans une ancienne ferme gâtinaise dans l’enceinte de laquelle se trouvent les vestiges d’un château fort que nous restaurons.

Le Théâtre des Minuits est aujourd’hui un lieu de culture où nous présentons nos spectacles et programmons ceux d’autres artistes dont nous admirons le travail et qui résonnent avec notre univers.

Mes activités dans le domaine des arts

Je suis par ailleurs jardinier. C’est un violon d’Ingres. Lié au théâtre toutefois : j’ai créé aux abords du Théâtre des Minuits un jardin contemporain qui intègre largement la nature sauvage dans son projet paysager : le Grand Jardin.

Il accueille une roseraie qui est l’œuvre du jardinier des roses André Ève.

Je suis également le président d’une association, Les Amis d’André Ève, qui participe à la préservation et à la promotion de l’œuvre d’André, et membre du Conseil d’administration de l’Association des Parcs et Jardins de la Région Centre-Val de Loire.

Beaulieu et moi

Il y a trois ans, j’ai été contacté par l’administrateur de l’Abbaye de Beaulieu. Dans le cadre du projet qu’il préparait pour l’abbaye, Benoît Grécourt envisageait la création d’un jardin de roses hommage à l’œuvre d’André Ève et m’invitait à venir découvrir les lieux.

Comme, je l’imagine, chacun de ses visiteurs, j’ai été immédiatement séduit par ce lieu, son site, ses bâtiments, son histoire et ses collections. Par l’aventure aussi des femmes et des hommes qui ont contribué à le créer. J’ai été frappé par la manière dont la nature environnante dialogue constamment avec l’architecture intérieure de l’abbaye. Que l’on songe aux vues saisissantes que l’on a depuis l’église abbatiale et par les baies du chœur vers la forêt alentour…

J’y reviens depuis très régulièrement pour accompagner avec l’association des Amis d’André Eve la création du jardin de l’abbaye de Beaulieu. Et aussi, simplement pour le plaisir d’y flâner…

Membre de l’Association culturelle de Beaulieu depuis trois ans, j’ai appris à connaître son parcours et le travail accompli. Je suis heureux d’intégrer son conseil d’administration et d’y apporter mon goût de l’action collective et mon expérience d’un dialogue renouvelé entre nature et culture.