Expositions

Les catalogues d'exposition sont vendus à la page publications 

2016

Animalia

(6 octobre au 16 octobre 2016) (sur réservation après cette date jusqu’au 13 janvier 2017)

Présentation de travaux réalisés en atelier d’art thérapie par des patients de l’hôpital psychiatrique de Montauban, Moissac et Purpan.

L'art thérapie est une pratique de soin fondée sur l'utilisation thérapeutique du processus de création artistique. c'est dans ce cadre là, que les patients ont pu travailler, s'exprimer, évoluer depuis plusieurs  mois avec l'idée d'exposer leurs œuvres  à l'abbaye de Beaulieu. Catalogue publié à cette occasion.

 

De l’humaine condition…

Chemin faisant :Pérégrinations, rencontres et songeries d’un amateur d’art brut. (10 juillet au 2 octobre 2016) flyhumaine

Alain Bouillet – universitaire et commissaire de cette exposition - a choisi, au sein de sa propre collection, quatre-vingt-cinq objets environ, issus des pratiques de 35 auteur(e)s nés entre 1839 et 1975. Après avoir rencontré Jean Dubuffet dans les années 1970, Alain Bouillet n’a eu de cesse de promouvoir ces productions « orphelines » ainsi que leurs auteur(e)s qui - exempts de toute formation artistique, ayant  pour une raison ou pour une autre « échappé au conditionnement culturel et au conformisme social » ont produit pour eux-mêmes des ouvrages « issus de leur propre fonds », hautement originaux par leur conception, leurs sujets, leurs procédés d’exécutions et « sans allégeance aucune à la tradition ni à la mode. ». Des ouvrages - dessins, peintures, sculptures, broderies, assemblages divers, etc. qui n’ont pas de destinataires. Leurs auteur(e)s – souvent réticents à les montrer – ignorent qu’ils opèrent dans le domaine de l’Art et ne quêtent d’ailleurs aucune  reconnaissance sociale. Catalogue des éditions Méridianes ; 120 pages, 97  illustrations ; publié en 2015 à l’occasion de l’exposition de Bages.

Exposition simultanée – Les portes de l’Imaginaire

Six artistes d’un autre art : catalogue1

Emily Beer, Jean-Michel Chesné, Jean-Yves Gosti, Ody Saban, Bernard Thomas-Roudeix, Catherine Ursin. Catalogue publié à cette occasion.

         

Bettina von Arnim.

Traces d’Icare Le Labyrinthe-Miroir (8 mai au 3 juillet 2016) Ecole des Beaux-arts de Berlin-Ouest et de Paris (1960-65) 1972-77 membre du groupe « Réalisme Critique » Bettina-Von-ARMIN

Peintre, graveur. Née en Allemagne en 1940, vit et travaille dans le Lot depuis 1975. L’artiste présente des toiles, des dessins et des gravures sur le thème du labyrinthe retraçant des architectures antiques, pyramides ou de figures géométriques répétées à l’infini. L’être humain est prisonnier de ces espaces construits et surplombés par le cosmos. L’artiste scrute les travers de nos sociétés et évoque la genèse d’un monde nouveau où l’humanité se perd dans la mécanique des architectures et des robots inquiétants. Trente-sept œuvres présentées. Catalogue publié à cette occasion.

 

2015

Peinture et Sculpture en développement Durable

( 8 octobre au 18 octobre 2015 )    

Présentation de travaux d'arts plastiques réalisés par des jeunes de l'IME du Centre Gényer de Cahors. Plusieurs thèmes abordés comme les droits de l'homme, l'équité, l'eau, la faim et les ressources alimentaires, l'agriculture, le réchauffement climatique, la biodiversité..

       

Terres plurielles

(12 juillet au 5 octobre 2015 )

DSC00518Dans la lignée d’expositions antérieures (le Relief, Broderies et sculptures textiles, tapisseries…), l’Association culturelle s’est proposée pour l’été de la saison 2015 de présenter huit artistes qui, chacun avec son expression très singulière et des œuvres de grande dimension, travaille la matière « terre » : Terres plurielles. Les artistes invités : Christian Bourcereau, Jean-Pierre Chollet, Bernard Courcoul, Jacques Czerwiec, Sylvie Enjalbert, Christian Faillat, Dany Jung, Hélène Jous, sont tous présents dans les grandes expositions, dans les musées nationaux et internationaux et œuvrent au carrefour des cultures. Ils doivent permettre aux visiteurs de rompre avec l’idée qu’ils pratiquent un art mineur. L’ensemble des pièces présentées (une trentaine), toutes surprenantes par leur facture, leur dimension, suscitera sans nul doute de fructueuses réflexions sur le « métier », les savoir-faire d’atelier, le dialogue avec le matériau, mais aussi, comme pour toute œuvre d’art, sur l’univers poétique offert aux visiteurs par chacun de ces artistes, marqué par la recherche de la légèreté, de la transparence, du mouvement, du secret… (Catalogue)

René Caussanel 

Peintures – Dessins (6 mai au 6 juillet 2015 )

SONY DSCL’Association culturelle de l’Abbaye de Beaulieu a invité René Caussanel à présenter l’avancement de son œuvre. Depuis qu’il s’est réinstallé en Aveyron, son travail a fait l’objet de plusieurs expositions (Cajarc, Toulouse, Rodez, Villefranche de Rouergue). Dans la salle des convers de l’Abbaye de Beaulieu, il se propose de montrer un ensemble de ses grandes peintures, suite de ses « vues d’alors », « vues d’ici », « vues d’après » que l’on peut voir comme autant de traces de son voyage mental dans la peinture. Vues qui s’alimentent des souvenirs d’enfance, comme du présent quotidien où l’on reconnaît – défi propre à l’artiste – la secrète ambition de saisir l’instant qui nous traverse et passe. L’œuvre dessinée de René Caussanel n’a pas d’autre but. L’exposition a présenté ce pan très important de son travail, qu’il s’agisse des vues prises en atelier sur un bouquet de fleurs ou sur le paysage au-delà de la baie vitrée, qu’il s’agisse de ses autoportraits ou de ces émouvants, saisissants portraits réalisés auprès des patients de « La Borde ». De son œuvre, René Caussanel dit : « Il s’agit d’abord, avec un crayon, de faire ce que je vois, et ce depuis toujours, disons mes quatre ans – pour ne pas être dupe des apparences, comme je le répète. Portraits, paysages, fleurs, n’importe quoi, tout est bon pour cela… Et puis tout à l’atelier ou non loin, car comme le disait Lao Tseu : « Sans franchir sa porte, on connaît l’univers ». (Catalogue)

 

2014

 A la manière d'eux.

 (Du 9 au 19 octobre 2014)

La pratique artistique n’est pas un dérivatif. Écrire, sculpter, peindre… Pour se parcourir, exercer sa vie, disait Michaux. La couleur, la forme et la matière, comme un moyen de tenir ensemble le dedans et le dehors.

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Sensible à cette dimension vivifiante de la pratique artistique, l’Association culturelle de l’Abbaye de Beaulieu a soutenu le projet de l’équipe pédagogique du Foyer de Verfeil pour handicapés adultes et elle est heureuse de donner audience à la suite de la grande exposition d’été à ces travaux «à la manière d’eux». Ce qui est présenté ici par les résidents du Foyer et ses animateurs est le résultat d’une année de travail à contempler des œuvres de grands maîtres, à dialoguer avec elles, chacun faisant écho à un souci secret, un désir inexprimé… de liberté, de beauté, de vérité. Van Gogh, Pollock, Bourdelle, Lautrec, Rothko, tous parlent à l’âme. Rien d’étonnant donc que la proposition qui leur a été faite ait retenu leur intérêt et qu’ils se soient engagés dans cette réalisation sur toute une année, sans lassitude, avec le sentiment d’être dans l’essentiel…

Pour la confidence émouvante qui est faite ainsi au visiteur, merci à Driss, Eric, Marie-Françoise, Patrick, Dominique, Sylvie, Brahim, Violette, Emmanuel, Colin, Catherine, Melody, Cindy, Stéphane, Alain, Paul, Grégory, Mélanie, Bernard. Et bravo à leurs animateurs, tout particulièrement pour les ateliers peinture et sculpture, à Sarah Cabrit et Michel Brassac.

 

Traits… très noirs

Hommage à Karl-Otto Götz (1914) Du 10 juillet au 5 octobre 2014   affiche-beaulieu-2014

En écho à l’ouverture du Musée Soulages à Rodez, l’exposition Traits… très noirs se propose d’attirer l’attention sur l’importance du trait et du trait noir dans l’espace du tableau depuis les années 1950. Proche du dessin ou parfois de l’écriture, le trait noir joue en effet dans le champ pictural de nombreuses autres fonctionnalités : il fait contraste, éloigne, creuse, cerne… Il participe de l’intensité générale de la couleur par sa texture et, par son linéament, invite le regard au cheminement. Un tracé à suivre. Une trace à interroger.

A cette occasion un hommage à Karl Otto Götz est rendu en exposant une trentaine de lithographies et quelques toiles de cet artiste allemand qui fête en 2014 son centenaire. Il a participé aux expositions du groupe Cobra et a séjourné à Paris dans les années cinquante. Daniel Cordier l’expose dans les années 1950-1960 à Paris et à Francfort. Sa peinture d’une grande ampleur gestuelle se situe entre l’expressionnisme américain et le romantisme allemand. Elle évoque de profonds tourbillons, tempêtes ou cyclones très maîtrisés et comme saisis au ralenti. Il a participé à de très nombreuses expositions internationales et ses œuvres se trouvent dans la plupart des grands musées.

Dix artistes (Geneviève Claisse, Jo Delahaut, Jean Dubuffet, Paul Jenkins, Asger Jorn, Alain Pauzié, Richard Texier,Hossein Zenderoudin, Karskaya, Sonderborg) qui travaillent sur le trait noir sont présentés par une dizaine d’œuvres en résonance avec le travail de K.O Götz.

 

Méprises et faux semblants

 Photographies de Jean Cazelles Du 4 mai au 6 juillet 2014   

A1Jean Cazelles se complaît à s’installer dans un noir silence de plus en plus expressif qui n’est pas sans évoquer le mouvement de Hartung, les traces de Tobey ou le geste de Soulages qui affirme par ailleurs : «De la tourbe primordiale émerge la lumière». Cette lumière qui semble jaillir de l’ombre devient le sujet même de l’image, le moyen d’accès au rêve et à la contemplation. C’est là l’obsession du photographe qui affirme son goût pour l’exploration de ces surfaces obscures striées d’éclats lumineux, pour l’immersion dans la profondeur de l’opacité. Associée à une conception formelle rigoureuse, cette volonté de s’abstraire du réel pour mieux y plonger lui permet de découvrir des images et des évocations invisibles autrement…

Amoureux comme Vinci de cette «lumière de l’ombre» qui privilégie la délicatesse et souvent l’éphémère, Jean Cazelles n’affirme rien, il suggère, et nous propose, dans un langage peu conventionnel qui ne se livre pas au premier instant, des fragments spectacles capables de déclencher notre lyrisme intérieur. in «Méprises & Faux-semblants», éd. Au Fil du Temps, 2013

Préface de J-C Gautrand (photographe, journaliste et historien de la photographie)  

Supports Surfaces et après...

Du 30 juin au 6 octobre 2013  
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exposition Supports surfaces

Inspirée par la représentation au Musée Ingres à Montauban de l’œuvre de Vincent Bioulès, l'exposition Supports Surfaces et après... s'est proposé de faire apparaître la fécondité des remises en question de la peinture opérées dans les années 1960-1970 par ce groupe d'artistes, majoritairement méridionaux, à la recherche d'un nouvel espace pictural à habiter.
 Réunis dans un même élan qui les portait à repenser la peinture à partir de ses données élémentaires ( couleur, bois toiles...), ils se sont ensuite engagés chacun dans une voie singulière.

«Une toile-une pièce-seule n'est rien, dit Claude Viallat, c'est le processus-système qui est important.»

L'exposition présentait des œuvres significatives de cette prise de conscience commune ainsi que des œuvres représentatives des démarches individuelles au cours des décennies qui ont suivi.
 Sans prétendre à l'exhaustivité, l'exposition rassemblait des œuvres (la plupart se trouvent dans des collections de Midi-Pyrénées) qui témoignaient de quelques-uns de ces cheminements singuliers : André-Pierre Arnal, Pierre Buraglio, Louis Cane, Bernard Pagès, Claude Viallat.  

Françoise Berthelot  

du 5 mai 2013 au 17 juin 2013.  
Vernissage exposition Françoise Berthelot

Vernissage exposition Françoise Berthelot

Françoise Berthelot Après avoir travaillé la céramique, cette artiste tarnaise se tourne vers la sculpture à partir de 1986. En 1992, elle expose pour la première fois au Centre d’art contemporain de Rouen, et par la suite dans divers lieux de Midi-Pyrénées, notamment à Beaulieu, Montauban, Cordes. Le bois affirme sa présence dans son travail et se combine avec d’autres éléments – brique, pierre, os… – dans des œuvres inspirées de la nature et de ses mythes. Elle a participé aux expositions Empreintes d’un territoire et Découvertes en 1994 et 2006 ; une de ses œuvres a été acquise en 1995 par le CNMHS pour la collection de Beaulieu

   

Jephan de Villiers

 Les Nomades du Silence. Du 3 juin au 5 octobre 2012.  

JdeVilliers2012Artiste reconnu internationalement, Jephan de Villiers déploie depuis les années 1960 une œuvre singulière dans le paysage de l'art contemporain. Elle prend sa source dans son enfance et dans une perception intime de la nature, pour explorer un univers onirique construit avec des éléments collectés lors de promenades. Ainsi est née une mémoire des arbres et de l'eau, tout un petit peuple d’êtres imaginaires et un bestiaire dont la fragilité émeut et les mystérieuses cérémonies interrogent.

Travaux d’élèves des écoles primaires autour de l’exposition Jephan de Villiers – Du 11 au 16 avril

Exposition organisée en partenariat avec la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale de Tarn-et-Garonne et les enseignants de trois écoles primaires (Septfonds, St-Étienne de Tulmont et Parisot). Les enfants ayant visité l’exposition en 2012 ont travaillé autour de l’imaginaire de Jephan de Villiers et s’en sont inspiré pour leurs propres productions.

Prémices d'une collection

 Du 15 avril au 20 mai
Loubchansky

Loubchansky

Présentation des œuvres données à l’Association culturelle ou acquises par elle en vue d’enrichir la Collection de Beaulieu. Soit près de 50 œuvres pour 31 artistes dont un grand nombre vit dans la Région Midi-Pyrénées : Christian André-Acquier, Elisabeth Baillon, Frédéric Benrath, Françoise Berthelot, René Bonetti, Daniel Cadilhac, Bernard Château, Parvine Curie, Fred Deux, Jean Deyrolle, Paul Duchein, Paulette Ferlin, Gérard Fournier, Eugène Gabritschevsky, Tang Haywen, Thomas Hempel, Jacques Hue, Pierre Jacquemon, Xavier Krebs, Alain Laboucarié, José Laik, Marcelle Loubchansky, Michel Raimbaud, Jean Redoulès, Jacques Rouby, Jean-Jacques Saignes, Françoise Sérieys, Muriel Sinclair, François Stahly, Anne Stéphane, Claude Viseux.

Quelques artistes ont déjà des œuvres qui font partie de la Collection de Beaulieu (F. Benrath, F. Deux, Gabritschevsky, Xavier Krebs, José Laik, M. Loubchansky, Jean Redoulès, Cl. Viseux).

   

Un souffle venu d’Asie

 Orient-Occident. Regards croisés – 2011  

L'exposition réunissait des artistes français, chinois, japonais et coréens. Leurs œuvres, présentées en dialogue, mettaient en évidence les échanges intellectuels et artistiques, autour du travail de la calligraphie, des thèmes du paysage intérieur, de l'espace et de la lumière. Sans prétendre à l'exhaustivité, l'exposition rassemblait des œuvres de Michaux, Zao Wou-Ki, Chu Teh Chun, François Cheng,Laubiès, Marfaing, Degottex, Fabienne Verdier, Gao Xingjian, T’ang Haywen, Wang Xin, Wang Yan Cheng, Zhou Gang, Kim En Joong, Hong Insook, Akeji, Kimura, Yasse Tabuchi, Matsutani, Hachiro Kanno, Serge Saunière, Anne Pourny, Catherine Denis, Jacques Hue, Odile Cariteau.

 

2010 : Célébration du 40e anniversaire de la fondation du Centre d'art de l'abbaye de Beaulieu en Rouergue. Une quarantaine de panneaux illustrant chaque année, de 1970 à  2009, faisaient découvrir ou redécouvrir chaque événement et le parcours de ces quarante années avec les affiches des expositions ainsi que la liste des artistes ayant participé à chacune des manifestations.

 
2000-2009
 

2000 : Daniel Cadilhac Peintures, découpages, peintures jumelles. Né à Ginals, près de l’abbaye, Daniel Cadilhac réalise une œuvre originale, caractérisée par des «découpages» et des «peintures jumelles». Ce sont trente années de recherche qui furent présentées.

2000 : Claude Georges Œuvres sur papier – 1959-1983. Moins bien connues que ses toiles – qui étaient exposées parallèlement au musée Ingres à Montauban – les œuvres sur papier de Claude Georges témoignent que le dessin a toujours été pour lui d'une grande importance même à travers ses tableaux. Un choix très vaste, de la fin des années 1950 à 1983, permit de suivre l'évolution de son art et de sa pensée.

2001 : Trois créateurs de la tapisserie contemporaine – Karskaya, Desigaud, Haramburu. L’exposition présentait trois artistes aux talents multiformes qui, chacun en son temps et à sa manière, ont abordé la tapisserie : Karskaya, avec une extraordinaire fécondité et un don d'invention à travers des matières et des techniques très diverses ; Nacéra Desigaud, en donnant à ses tapisseries l'apparence de somptueuses broderies et d'aériennes sculptures ; Jacques Haramburu, en tissant d'une manière plus traditionnelle des œuvres chargées d'une dramatique intensité et d'une puissante originalité.

2002 : La nouvelle école de Paris, 1941-1965. Cette exposition faisait écho à celle organisée peu auparavant par le musée d'Art Moderne de la Ville de Paris sur la première «École de Paris», celle de l'avant-guerre 1939-1945. La notion d'abstraction ayant fait son chemin, une nouvelle génération d'artistes présents à Paris dès 1941 décida de libérer l'esprit de la peinture : abstraction lyrique, tachisme et informel, «nuagisme», groupe Cobra, artistes hors de ces mouvements. C'est cet extraordinaire foisonnement et cette diversité que rappela cette exposition de 72 artistes, présentée à la fois dans l'ancien dortoir des convers et dans l'église abbatiale.

2003 : Le monde blanc. Le titre de cette exposition est emprunté au poète Kenneth White qui célébra la grandeur et l'universalité du blanc. Furent présentés douze artistes, dont certains de renommée internationale, qui consacrèrent plusieurs années de leur carrière à explorer les mystères du blanc, chacun à sa manière.

Parallèlement, la collection de Beaulieu est exposée dans l'église abbatiale.

2004 : Nature... un autre regard. Une incursion dans le monde de la photographie par sept photographes amateurs qui saisirent des aspects particuliers de la nature sous forme de parcelles indéterminées, aboutissant ainsi à des visions abstraites.

2005 : Bernard Chateau est un peintre de Midi-Pyrénées qui expérimenta différentes techniques picturales. Après avoir été très influencé par la lecture d’Henri Michaux qui lui inspira une peinture exprimant une certaine angoisse, il trouva plus de sérénité dans L’eau et les rêves de Gaston Bachelard et sa peinture devint plus fluide. Puis il décida de laisser libre cours à son intuition et inventa ce qu’il dénomma «l’instinctivisme».

2005 : Hommage à Karskaya pour le centenaire de sa naissance. Cinquante années d'inventions de toutes sortes furent rassemblées pour célébrer celle qui ne cessa de creuser le mystère de la création dont elle disait : «Pourquoi peignons-nous? Parce que nous sommes blessés».

Peintures, collages, gris quotidiens, tapisseries, grands mannequins hallucinants, portraits étranges forment une œuvre foisonnante où se mêlent le tragique et l'humour et que l’exposition s’efforça de restituer.

2006 : Empreintes d'un territoire III. Cette troisième édition réunit 26 artistes de la région Midi-Pyrénées, certains, notamment des sculpteurs et plasticiens, étant montrés pour la première fois à Beaulieu. Exposition présentée dans la salle des convers.

Parallèlement la collection permanente de Beaulieu était présentée dans l'église abbatiale.  

2007 : Krebs - Cinquante ans de peinture. Cette rétrospective retrace le parcours de ce peintre, depuis sa première exposition à Paris en 1952 jusqu'aux œuvres les plus récentes : périodes des signes puis des gnomons (formes plus géométriques) qui annoncent la série des «Empreintes» plus méditatives, peintures des années 2000 aux couleurs à la fois tendres et vives évoquant parfois les rivages de la Bretagne, lieu de ses origines. Il figure dans la collection de Beaulieu.

2007 : Eugène Gabritschevsky, 70 œuvres de 1927 à 1979. Exposition réalisée en collaboration avec la Galerie Chave à Vence. Gabritschevsky, personnage très particulier du monde de l'art, né à Moscou en 1893, biologiste éminent, fut interné en 1929 dans un hôpital psychiatrique près de Munich où il resta jusqu'à sa mort en 1979. C’est là qu’il réalisa des centaines de petites gouaches au caractère visionnaire qui attirèrent l'attention de Dubuffet et d'Alphonse Chave, le fondateur de la Galerie à Vence, ainsi que le collectionneur Daniel Cordier. Trois de ses œuvres figurent dans la collection de Beaulieu.  Salle des convers.

2008 : Jacques Rouby – Palimpsestes. L'exposition présentée dans la salle des convers a pu faire découvrir cet artiste lotois à travers ses dessins au fusain et acrylique des années 1980, ainsi que son travail sur carton des années 1990-2000, matériau qu'il incise, burine, pour le transformer en relief en y ajoutant des pigments colorés.

2008 : Odile Mir – Rétrospective 1960-2008. Cette artiste toulousaine développe un travail à la fois intime et monumental où le mythe, la femme et l'animal sont les thèmes récurrents, illustrés dans de grandes sculptures de métal, de cuir, des dessins et des livres peints. Elle a participé à plusieurs expositions à Beaulieu et la sculpture Les Rats fait partie de la collection.

2009 : Claude Viseux – Collages 1956-2008. Parallèlement à son œuvre de sculpteur, Viseux s’est toujours adonné aux collages. L’exposition en présentait une soixantaine, réalisés entre 1956 et 2008. Cette technique lui permettait de voyager à l'intérieur de l'image, explorant le règne animal ou végétal, l’univers mécanique ou minéral, le monde cosmique de l'Inde... C’était la première fois qu’une exposition était entièrement consacrée à cet aspect de son œuvre, moins connu que la sculpture. Plusieurs de ses œuvres font partie de la collection de Beaulieu.

1990-1999

  1990 offrit une double exposition pour le 20e anniversaire du Centre d’art.

• Fred Deux : Œuvres de 1949 à 1989. En collaboration avec le Musée Cantini de Marseille une centaine d'œuvres d'un des plus fantastiques dessinateurs des XXe et XXIe siècles furent présentées. Travaillant toutes les techniques possibles – taches, encre de Chine, aquarelle, gravure, mine de plomb – Fred Deux explore les replis de l'être, du plus viscéral au plus mental. Il fait partie de la collection de Beaulieu.

• La collection de Beaulieu était présentée dans l'église abbatiale, accompagnée dans la chapelle sud d'un hommage à Karskaya qui s’était éteinte au mois de mars de la même année. Un catalogue exhaustif de la collection fut édité pour ce XXe anniversaire et une vidéo réalisée à cette occasion.

1991 : Claude Viseux – Repères 1951-1991. Peintures, sculptures, œuvres graphiques retraçaient le parcours atypique d'une œuvre qui s’orienta vers la sculpture monumentale après d’éclatantes années de peinture. Il fait partie de la collection de Beaulieu.

1992 : Jean Dubuffet – L'œuvre lithographique 1944-1984. L’exposition, réalisée en collaboration avec la Fondation Dubuffet, présentait un ensemble exceptionnel depuis les premiers essais de 1944 jusqu'au jaillissement des «Phénomènes», sur les thèmes de l'eau, de l'air, du sol et aux dernières œuvres mélancoliques des années 1980. Cinq œuvres de Dubuffet figurent dans la collection de Beaulieu.

1992 : Marcelle Loubchansky – Rétrospective 1950-1988. Révélée dans les années cinquante elle inventa de nouvelles manières de peindre, essentiellement par une grande fluidité de la peinture diluée à l'essence qui lui permettait d'exprimer un lyrisme proche d'abord du «tachisme» puis du «nuagisme». Au cours des dernières années de sa vie, son œuvre prit une résonance cosmique, évoquant les phénomènes célestes. Elle fait partie de la collection de Beaulieu.

1993 : Une collection pour un musée en devenir. Pour le 20e anniversaire de la donation à la CNMHS de la collection de Beaulieu, furent présentées des œuvres maîtresses de celle-ci, accompagnées d'œuvres d'artistes célèbres de la même époque, susceptibles de venir enrichir cette collection.

1994 : Empreintes d'un territoire II et découvertes. Une deuxième exposition fut consacrée aux artistes de la région Midi-Pyrénées – dont plusieurs faisaient déjà partie de la collection de Beaulieu – augmentée de nouveaux artistes découverts dans l'intervalle.

1995 : Espaces imaginaires (avril-mai). Présentation de six grandes toiles de Frédéric Benrath, Claude Georges, Jean-Jacques Saignes, réalisées en 1975 au titre du 1% culturel pour le lycée Monteils de Rodez, accompagnées de quelques peintures plus récentes. Ces trois artistes font partie de la collection de Beaulieu.

1995 : La collection de Beaulieu – 25e anniversaire. Dans l'église abbatiale fut proposé un panorama complet de cet ensemble, enrichi de quelques œuvres nouvelles acquises par la CNMHS. A cette occasion fut publié l'ouvrage Vingt-cinq ans d'art contemporain à Beaulieu, rappelant toutes les expositions passées

1995 : Hommage à Vieira da Silva et Arpad Szenes. L’exposition présentait une soixantaine d’œuvres de Vieira da Silva et de son époux Arpad Szenes, figures marquantes de leur époque, tous deux disparus alors depuis peu.

1996 : Villégiatures. Cette exposition, installée dans l'église abbatiale, consistait en un choix d’œuvres venant de la collection de L'Espace d'Art Moderne et Contemporain de Toulouse et Midi-Pyrénées. Cet ensemble venait en échange de la collection de Beaulieu exposée à Toulouse du 20 octobre à fin décembre 1996.

1996 : Dons et acquisitions 1981-1995. Cette exposition, présentée dans la salle des convers, réunissait des œuvres – peintures et sculptures – remises en don à l'Association culturelle de Beaulieu ou acquises par elle depuis 1981, en vue d'enrichir la collection de Beaulieu.

1997 : Jean Redoulès «Eli Eli Lamma Sabacthani». Sous ce titre, une imposante installation avait été spécialement conçue par Jean Redoulès, artiste lotois, pour l'église abbatiale. Des sculptures monumentales en bois formées de multiples éléments et des reliefs peints semblables à des cadres/fenêtres accompagnaient un ensemble de grands pastels et de pages blanches incisées ou Écritures».

1997 : Restauration / Conservation. Dans la salle des convers, des œuvres de la collection de Beaulieu ayant fait l'objet d’une restauration par le service des Musées de France furent présentées, accompagnées d'une documentation sur le travail des restaurateurs.

1998 : Bengt Olson – «Rétrospective 1950-1998. Peintures, dessins, architecture». D'origine suédoise, Bengt Olson vit et travaille à Paris depuis les années 1960. Il y a réalisé de nombreuses décorations architecturales (tunnel de Saint-Cloud, préfecture de Créteil.). L'exposition présentait un vaste panorama de ses œuvres.

1998 : Muriel Sinclair – «Trente années de peinture». Muriel Sinclair travaille plus particulièrement le papier, mais elle réalisa aussi de nombreuses toiles sur le thème des corps au début des années 1970. C'est un univers poétique qui était présenté à travers toutes ses recherches picturales très inventives et subtiles.

1999 : Judit Reigl – «Éléments d'un parcours 1956-1987». Peintre française d'origine hongroise, elle arrive à Paris en 1950 et y rencontre le groupe surréaliste. Sa première exposition à L’Étoile scellée sera préfacée par André Breton. Mais très vite elle privilégie l'acte de peindre avec la série des «Éclatements» (1956). L’exposition dans l'église abbatiale présentait trente années de sa création.

1999 : Œuvres sur papier de la collection de Beaulieu. Très nombreuses, elles furent présentées dans l'ancien dortoir des convers. Elles constituent un complément aux toiles de la collection, mieux connues.

1980-1989

 

1980 et 1981 : Autour d'une collection, donation Geneviève Bonnefoi et les amis de Beaulieu. Première présentation intégrale de la collection, fonds permanent de Beaulieu dont la donation a été faite au Centre des Monuments nationaux. Ces expositions donnèrent lieu au premier catalogue de la collection 1945-1980.

1982 : Claude Georges – Panorama d'une œuvre (1952-1982). Première rétrospective d'un des peintres les plus originaux de la «Jeune Ecole de Paris» d'après-guerre. Il fait partie de la collection.

1983 : Vie, mort et renaissance d'une abbaye cistercienne. Exposition entièrement consacrée à Beaulieu, de sa fondation en 1144 à sa nouvelle vie de centre d'art. Éditée pour l’occasion, une plaquette retrace toute cette histoire. Épuisée, elle sera rééditée, revue et augmentée, en 2006.

1984 : Le Noir et le blanc sont-ils des couleurs ? Deux expositions se plaçaient sous ce titre. Celle consacrée à Jean-Jacques Saignes montra Vingt-cinq ans de recherches à travers de nombreuses expériences – peinture, aquarelle, fusain, fumage, poésie enregistrée – qui aboutirent autour de 1960 au blanc toujours en mouvement de ses toiles dites «blanches». Celle intitulée Cheminement consistait en une grande installation, dans le transept et le chœur de l'abbatiale, des créations de Jacques Haramburu qui, à l'opposé de Jean-Jacques Saignes, était alors totalement voué au noir.

Printemps 1985 : Hommage à Michaux, mort en octobre de l'année précédente. Plus de cent cinquante œuvres et livres illustrés par lui furent présentés à Beaulieu, ainsi que l’enregistrement de La Ralentie. Plusieurs œuvres de lui figurent dans la collection de Beaulieu.

Eté 1985 : Frédéric Benrath – Trente années de peinture (1954-1985). Première rétrospective d'un des artistes les plus marquants de l'abstraction lyrique, à travers le mouvement dit «nuagiste», et qui atteint à ce moment précis une forme de rigueur dans son exploration de l'espace. Il fait partie de la collection de Beaulieu.

1986 : La collection de Beaulieu – Acquis et perspectives. Nouvelle présentation dans l'église abbatiale de la collection dans son intégralité. Trois générations d'artistes et plus de cent cinquante œuvres d'une grande diversité mais aussi d'une remarquable homogénéité furent présentées, ainsi qu’un ensemble d’art graphique (gravures, lithographies, sérigraphies).

1987 : Nouvelles tapisseries, broderies, sculptures textiles et tentures de fête. Ce vaste panorama des diverses recherches dans le domaine des arts textiles réunit des grands noms de l’art international, ainsi que des artistes plus jeunes ou moins connus. L'ensemble était placé sous le signe d'un hommage à Bissière, précurseur en ce domaine, avec son célèbre «Petit Cheval».

1988 : Fernando Lerin – Trente années de peinture. L’exposition, réalisée en collaboration avec la Sala Gaspard de Barcelone, présentait le parcours de cet Espagnol de Paris où il montra ses œuvres pour la première fois en 1954 et s'intégra un temps au groupe «nuagiste». Puis il suivit sa propre voie qui l'amena à une peinture très dépouillée, s’exprimant à travers les seules vibrations de l'espace, de la couleur toujours très retenue, et de la lumière. Il fait partie de la collection de Beaulieu.

1989 : Le relief - Des années 50 à nos jours. Cette forme d'expression en faveur dans les années 1925-1930 connut un regain d'intérêt dans l'après-guerre de 1940 : des artistes très divers s’essayèrent avec succès à ce genre nouveau pour eux, en utilisant les matériaux les plus variés. Trente-trois d'entre eux, des plus célèbres aux moins connus, figurèrent dans cette exposition qui permit de découvrir des artistes d’une exceptionnelle créativité.

1970-1979

 

En 1970, l'exposition inaugurale «Un art subjectif ou la face cachée du monde» faisait découvrir au public de Midi-Pyrénées, ainsi qu’à des visiteurs de vingt-six pays étrangers, les grands artistes de cette période – Hartung, Fautrier, Poliakoff, Dubuffet, Michaux, Manessier, Mathieu, Vasarely, Vieira da Silva… –, ainsi que ceux de la génération suivante, essentiellement attachée à l'abstraction lyrique et à l'informel.

L’été 1971 eut lieu une exposition consacrée aux Arts d'Océanie, réalisée en collaboration avec Marcel Evrard : masques et boucliers, poteaux de case du Sépik, tambours des Hébrides, fougères sculptées.

En 1972, ce fut la première rétrospective de Karskaya. Vingt-cinq années d'inventions qui permirent de découvrir l'étendue et la diversité de son travail qui sera à nouveau présenté en 2005. Elle fait partie de la collection de Beaulieu.

A partir de 1973 et dans la perspective d’initier les visiteurs à l’histoire de l’art contemporain, Geneviève Bonnefoi imagina cinq grandes expositions thématiques, sur les divers courants qui s'étaient manifestés à partir de la Seconde guerre mondiale jusque dans les années 1970 :

• 1973 : L'Espace lyrique – l'action-painting, l'abstraction lyrique, la tache, le signe, le nuage, des années 1950 aux années 1970.

1974 : Matière et mémoire – l'informel, l'expressionnisme abstrait, Cobra et les souvenirs de l'impressionnisme 1945-50 à 1974.

1975 : Le Fantastique intérieur survivances et résurgences du fantastique et du surréalisme de 1940 à 1975.

1976 : Mouvement peint, Mouvement agi l'abstraction géométrique, l'op’art, le cinétisme des années 1950 aux années 1970.

. 1977 : Serpan peintures sculptures, lithographies, écrits de 1947 à 1976. Importante rétrospective consacrée à ce peintre disparu en montagne en 1976. Serpan réalisa le grand triptyque qui orne le chœur de l'église abbatiale. Plusieurs de ses œuvres font partie de la collection de Beaulieu.

1978 : Réel ? Réalisme ? Réalité ? Du Pop'Art à l'hyperréalisme 1960-1978. Questionnement sur la notion de réalité à travers différents mouvements.

. 1979 : Empreintes d'un territoire. Aspects de l'art présent en Midi-Pyrénées. Première marque d'attention pour les artistes qui travaillaient non loin de Beaulieu et dont les œuvres ont été remarquées soit dans des expositions régionales soit par des visites d'atelier. Plusieurs d'entre eux font partie de la collection de Beaulieu.